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29 avril 2008

Merci Olivier !

Oliviercloseup Je suis désolé de négliger quelque peu ce blog : des tâches urgentes m'accaparent.  J'avais promis une note sur l'aggiornamento socialiste, la "remise à jour "

A l'heure où j'écris ceci Manuel Valls en parle sur France Inter.

J'y reviendrai... plus tard. Je veux reprendre, dans l'Eure, le débat sur la gauche moderne.

Heureusement, je ne suis pas seul. Le PRG existe dans l'Eure et nos récentes victoires le renforcent considérablement.

Olivier TACONET, vice président du PRG de l'Eure, livre une première réflexion sur la situation actuelle du PS, qui semble enfin amorcer le début du rattrapage du retard conceptuel qui le caractérise en Europe.

Le PS commence à réfléchir à sa transformation. Il est temps ! Les prochaines échéances se préparent maintenant.

Autour de Louviers, il faut dépasser une situation locale caricaturale ou le PS crache sur une expérience de gauche réussie et novatrice et préfère faire élire l'UMP parce qu'il est incapable d'ouvrir un vrai dialogue.

Il faut s'appuyer sur les socialistes sincères pour renouer le dialogue. Je proposerai des initiatives dans ce sens. Merci Olivier. Le blog d'Olivier : http://radical27.blogspot.com/

Olivier Taconet (PRG ) sur l'aggiornamento socialiste

Olivier_2 La convention nationale du parti socialiste doit se réunir le 14 juin pour adopter un texte de 21 articles redéfinissant ses principes fondateurs.

Le parti radical de gauche ne peut que se réjouir de la remise à jour idéologique du parti qui constitue encore la colonne vertébrale de la gauche. Sur le fond, le parti socialiste abandonne ses références marxistes, ne fait plus référence à la lutte de classes ou à la révolution … il se réfère, ainsi que les radicaux le font depuis des années aux valeurs humanistes, progressistes et républicaines, de celles que Mendès France a approfondi dans le concept de République Moderne.

On n’en est pas au renoncement du terme socialiste, même si, sur le fond on parle plus du socialisme comme d’une vision du monde que comme d’un projet politique. Il n’est pas question d’Etat socialiste, en revanche, on développe des thèmes nouveaux liés au développement durable, éloigné du développement planifié de l’économie. Les socialistes ne sont plus ceux qui veulent le socialisme, mais ceux qui prennent en compte la dimension sociale de l’économie de marché et souhaitent ainsi, par la redistribution, lutter contre les inégalités. Cela continue d’impliquer le développement des forces productives, mais l’innovation et la recherche dans l’économie sont aussi des valeurs à défendre en soi qui permettent d’améliorer le bien-être de l’humanité.

Le rôle de la puissance publique est affirmé, même si l’on parle peu d’Etat. Il y a des forces régulatrices, nécessaires dans le cadre d’une économie moderne et mondialisée. L’Europe y prend toute sa place. Le terme de gouvernance n’est pas repris.

Le parti socialiste s’affirme comme un parti républicain.

Pour les radicaux, c’est un progrès, c’est une manière de sortir de l’impasse de ce qu’on a appelé le molettisme, en référence à Guy Mollet, président du conseil, défendant sous un discours de rupture la pratique politique de toutes les compromissions. C’est le point de vue opposé de la pratique de Mendès France, qui a défendu une république moderne, ouvertement réformiste, mais sans concession avec sa démarche humaniste. Sur des faits précis, comme sur la décolonisation, on a pu voir à quel point ce n’étaient pas les discours qui fondaient une pratique de gauche, mais bien une volonté et la capacité à rendre des comptes devant le peuple.

En refusant l’impasse idéologique marxiste, les radicaux sont restés beaucoup plus collés à la réalité de la société et ont participé à son évolution de façon beaucoup plus moderne.

On pourrait se dire que la démarche du parti socialiste visant à moderniser son discours est précisément sans conséquence, puisque les discours sont sans conséquence. Ce n’est sans doute pas tout à fait vrai.

D’abord, le fait de vouloir mettre son discours en accord avec sa pratique est un signal intéressant.

En fait, depuis le congrès de Tours, qui avait vu la grande scission des socialistes Français en 1920 entre les communistes qui suivaient la révolution russe et les réformistes, il s’est produit tout un discours de culpabilisation qui a mis la gauche sous influence jusqu’à ce jour. Les réformistes ont toujours eu besoin d’affirmer qu’ils réformaient mais qu’ils ne sauraient renoncer au grand soir, et que leur pratique n’était que tactique.

C’est ce qui explique notamment que les radicaux se soient retrouvés marginalisés dans une logique de lutte des classes. Le discours globalisant socialiste collait par ailleurs parfaitement avec la culture politique française centralisatrice, s’accomodant d’un mode de décision échappant au commun des électeurs.

La France est l’un des derniers pays où le grand parti de gauche n’ait pas fait cette mue idéologique sans se voir marginalisé. Sans doute cette démarche est elle nécessaire pour que le parti socialiste ou le parti de gauche qui lui succédera redevienne un parti de gouvernement. On peut espérer que cette approche soit un premier pas qui, lié à une réflexion sur l’organisation générale de la gauche permette, parallèlement au choix d’un présidentiable lié à une dynamique d’ensemble ne soit plus soumis à une logique de courant interne au parti socialiste mais s’ouvre à une réflexion d’ensemble de la gauche s’appuyant sur des valeurs communes tout en s’ouvrant à un débat reprenant les besoins de rénovation de l’ensemble de la gauche.

En conclusion, la proposition de rénovation du projet socialiste répond bien à une attente de la gauche. Les radicaux ne peuvent s’en désintéresser. Il reste que le discours inadapté du parti socialiste n’était que son moindre défaut. Il lui reste à surmonter son organisation clanique qui passe par sa logique de courant ainsi que son isolement par rapport à l’ensemble de la gauche. La mise à jour idéologique est sans doute la conséquence de l’impuissance du parti socialiste à s’imposer comme force de gouvernement. Pour nous, la modernisation idéologique ne doit constituer qu’une mise en bouche avant une réflexion intégrant l’ensemble des forces d’une gauche moderne, réformatrice préalable à une prise de pouvoir.

24 avril 2008

Courant alternatif ou contre courant ?

Courantalternatif





























Lundi soir au Moulin ( à suivre...)

Citation du soir

Les grands dirigeants viennent presque toujours du chaos, jamais de l’ordre établi.
Willy Brandt

22 avril 2008

Courez vite... au cinéma

There_will_be_blood_imagesfilm Lorsqu'on s'y consacre, la vie politique dévore tout. Je ne m'en plains pas, croyez le bien : j'ai choisi cette vie et je sais que " la joie de l'âme est dans l'action".

Mais, après des mois sans une minute à soi, surtout le week-end, j'ai enfin retrouvé un plaisir simple dont j'étais frustré : aller au cinéma. Et samedi soir, les retrouvailles avec le grand écran furent fastueuses : il y avait un chef-d'oeuvre au menu.

Jean Edouard Criquioche, le patron du Grand Forum, m'avait entendu dire que je regrettais d'avoir manqué, durant la campagne électorale, la projection de There will be blood. Il a eu la gentillesse de me signaler le retour du film à Louviers, en VO. Cliquez ici pour voir la bande-annonce.

Courez vite, pendant qu'il est encore temps. Ce duel entre les deux puissances qui ont modelé l'Amérique, la religion et l'industrie, ce duel entre deux hommes que tout oppose,  sauf le cynisme et l'ambition est somptueux, violent, profondément original.

Vous n'oublierez pas ce premier quart d'heure sans parole, cette musique envoûtante et une interprétation magnifique.

Courez vite voir There will be blood. Cliquez ici pour le site du Grand Forum.

20 avril 2008

Revue de presse... audiovisuelle

La vidéo s'affirme chaque jour davantage comme un outil de communication de masse, via les blogs et les sites internet : réactivité, authenticité, proximité en sont les atouts majeurs. Mais la télévision régionale peut aussi trouver sa place sur le Net. Je me suis amusé à comparer...

- Le vidéoblog de José Alcala

- Le 19/20 Haute Normandie, avec une intéressante analyse de Philippe Goudé

- Midi pile en Haute Normandie

19 avril 2008

Vidéo de la soirée d'élections à la CASE

Elections du Président de la CASE et de ses délégués - kewego

L'exécutif de la CASE : président et vice président(e)s

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Présidence de la CASE : c'est gagné

Votagglo1_2 C'est gagné ! L'élection de l'exécutif à la CASE donne un résultat qui dépasse mes espérances.  J'entame cette présidence sous les meilleurs auspices, avec une légitimité réaffirmée par une élection unanime, un climat apaisé. L'équipe qui sort des urnes est pleinement représentative de la diversité du territoire et prête à avancer.En avant !
Je n'en dis pas plus ce soir. Je savoure ma joie et celle de mes copains.

17 avril 2008

Election à la CASE : Arguments...

Accueil_case

  1 / Sur la communauté urbaine de Rouen.

Il faut dire non à l’intégration de la CASE dans la communauté urbaine de Rouen ( CUR ) et il faut le dire sans ambiguïté.
Le projet de communauté urbaine de Rouen a besoin des habitants de la CASE pour dépasser le seuil fatidique des 500 000 habitants. La CUR a besoin de s’approprier le fruit de nos efforts en matière économique, autrement dit notre taxe professionnelle.
Laurent Fabius l’a affirmé dans plusieurs articles de presse et une annonce télévisée : son projet de communauté urbaine de Rouen intègre bel et bien la CASE. Depuis, il a amorcé un repli tactique, mais tout porte à croire que Janick Léger est l’instrument de cette stratégie d’intégration. Voir sa curieuse déclaration à Paris Normandie.

Mme Léger veut faire de la « pédagogie » en faveur de l’intégration dans la CUR et déclare : «  L’urgence de Fabius n’est pas l’urgence de la CASE ». Autrement dit : elle demande un peu de temps pour nous faire avaler la couleuvre. Elle insiste dans Paris Normandie sur les bienfaits de la CUR : « On ne peut tourner le dos à ce genre de proposition (…) Une communauté urbaine, c’est cinq fois plus de dotations qu’une communauté d’agglo. » Mme Léger pratique la tactique du salami sournois : si elle est élue… elle prendra son temps et, par petites tranches, elle intégrera la CASE dans la CUR. 

Ma position est claire : non à l’intégration. Il serait inconcevable d’avoir combattu et travaillé d’arrache-pied, depuis 1997, pour le développement de notre territoire en affirmant sa cohérence, pour tout lâcher au profit d’une grande entité où nous ne pèserions rien. J’ai su défendre notre indépendance, notre capacité de décision face aux grands partenaires que sont l’Etat et la Région. Je la défendrai bec et ongles face à l’axe Fabius-Jamet-Léger.

En revanche, depuis plusieurs années, je propose la création d’une agence d’Etudes Urbaines, avec Seine Bord, l’agglo de Rouen et l’agglo d’Elbeuf, pour étudier ensemble des projets à réaliser en commun avec le Grand Rouen, notamment en matière de transports (plate forme tri-modale…) Oui aux projets communs avec le Grand Rouen, non à l’intégration dans le Grand Rouen.

2 / Sur l’évolution des dépenses de fonctionnement de la CASE.

La CASE est bien gérée et ses finances sont saines. Notre budget est un puissant outil d’investissement local. La progression de nos recettes a toujours été supérieure à celle de nos dépenses, l’autofinancement a augmenté chaque année, passant de 3,6 à 7 millions d’euros en cinq ans. Il est hors de question de créer des impôts additionnels. La courbe de progression des bases de taxe professionnelle nous permet d’envisager l’avenir avec sérénité : nos investissements pour la création de parcs d’activités, de zones artisanales, de l’hôtel d’entreprises vont porter leurs fruits sous forme de TPU. La croissance de nos dépenses de fonctionnement n’a fait que suivre l’extension de notre périmètre d’intervention ( arrivée de nouvelles communes ) et l’extension de nos compétences, notamment en matière de voirie. Le développement de la structure permet aux communes de bénéficier du savoir-faire de fonctionnaires efficaces et dévoués. Désormais, la taille de la CASE et de sa structure sont arrivées à maturité : les dépenses de structure ne doivent pas croître indéfiniment.
A périmètre d’intervention et compétences équivalentes, je m’engage à geler nos dépenses de structure et graver cette règle dans le marbre : les recettes doivent continuer à augmenter plus vite que les dépenses.

3 / Solidarité financière entre la CASE et les communes.

J’ai insisté sur ce point durant la réunion des nouveaux élus, le mercredi  2 avril. La situation financière de la CASE est saine, les communes qui la composent affrontent des difficultés financières croissantes. Dès cette année, je proposerai de supprimer l’attribution de  « compensations négatives » que nous avons déjà diminuée de moitié l’an dernier. De plus, il conviendra d’étudier collectivement la possibilité d’augmenter les fonds de concours et la dotation de solidarité, sous réserve d’éviter la baisse du coefficient d’intégration fiscale.
Un certain nombre de projets communaux, actuellement non éligibles au concours de la CASE, doivent pouvoir être pris en charge. Les règles doivent être décidées ensemble, dans un esprit d’équité et non «à la tête du client».

4 / Sur la « gouvernance ».

· Toute l’équipe sortante a été choisie en fonction de sa compétence et non en fonction de son appartenance politique. Chaque président de commission jouit de la plus grande liberté pour faire travailler les services sur les projets proposés par les délégués, qui sont ensuite validés collectivement par le bureau où siège chaque maire. Pourquoi changer cela ?
· Dans l’équipe sortante, l’équilibre territorial est respecté : 8 vice-présidents sur 13 sont issus d’une « petite » commune. Les deux villes de Louviers et Val-de-Reuil représentent 54% de la population et 38% de l’exécutif. Cela fonctionne bien… Si l’on veut changer, pourquoi pas, mais à condition de ne pas se tromper, ni tromper les autres. Louviers compte actuellement 4 vice-présidents sur 13 et non 5 sur 12 comme le prétend Mme Léger.

· Je m’engage à élargir, rajeunir, rénover l’exécutif de la CASE en donnant une large place aux nouveaux maires et nouveaux délégués. Je proposerai à l’assemblée plénière de former une équipe comprenant 7 (ou 8) nouveaux et 7 (ou 8) anciens. C’est ainsi que nous allierons le renouveau, la compétence et l’indispensable expérience des fondateurs de la CASE, que Mme Léger veut écarter, alors qu’ils ont bien travaillé. Vous savez  tous que la CASE n’agit pas « à la tête du client » mais en fonction de critères objectifs, définis par les commissions et validés par le bureau et l’assemblée plénière. Ces critères, on peut et on doit les changer, mais il faut d’abord en discuter collectivement et voter. Attention aux promesses qui n’engagent que ceux qui les croient... Ce n’est pas de bonne gouvernance…

· Que propose Mme Léger ? Au fond, on n’en sait rien. Le vague et le flou président à ses propos, qui varient selon les interlocuteurs. Mme Léger affirme qu’il faut « tout changer », mais il est regrettable qu’en 6 ans, elle soit restée muette sur sa propre vision du territoire. Elle a voté le contrat d’agglomération sans piper mot… Lors de la réunion du 2 avril, elle avait l’occasion de s’exprimer devant tous les délégués. Je regrette qu’elle ne l’ait pas fait.

Dans ses déclarations à la presse, Mme Léger met en avant son ambition personnelle. Cette ambition est louable, car elle est le signe d’une énergie et d’une volonté d’agir dont la CASE aurait tort de se priver. Janick Léger a remarquablement géré le PLIE et mené à bien le dossier de la crèche intercommunale, elle a toute sa place dans l’exécutif de la CASE.

Comme toujours, je propose un compromis.

EleQue Mme Léger rejoigne l’équipe qui pilotera la CASE. Elle pourra ainsi ouvrir clairement le débat sur ses propositions de gouvernance et sa vision du territoire. En gage de bonne volonté, si elle renonce à sa candidature et accepte de me rencontrer, je proposerai à l’assemblée plénière de lui donner le poste de présidente déléguée, assorti d’une délégation générale sur les affaires de la CASE.