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18 juillet 2008

Armada : le spectre du Marité hante les quais de Rouen

Picthome

Durant ces dix jours de fête maritime, le fantôme du Marité a hanté les quais de Rouen.

Quel avenir pour ce voilier unique, fleuron du patrimoine maritime français, absent de l'Armada, mais dont le port d'attache est Rouen ?

Dès le lendemain de l'Armada, Rouen, encore auréolée du prestige de cette exposition du patrimoine maritime mondial, va-t-elle livrer aux tarets le plus grand voilier terre-neuvas français, véritable musée vivant, porteur de 5 siècles d'histoire maritime ?


Le nouveau maire de Rouen semble décidé à abandonner la rénovation du navire, actuellement en cours dans la cale Napoléon, à Cherbourg.

A Rouen, lundi matin, les représentants du Conseil général de la Manche, du Conseil général de l'Eure, de la Ville de Fécamp se réuniront dans le cadre du Groupement d'Intérêt Public ( GIP ) propriétaire du navire.

J'y représenterai la CASE et l'association des amis du Marité, également membre du GIP. Le maire de Rouen informera les partenaires de ses intentions. A suivre...
   

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Commentaires

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J'ai peine à comprendre la position de la ville de Rouen dans ce dossier :
- L'armada est un remarquable succés, désormais bien consolidé malgré un lieu guère adapté.
- Que la ville de Rouen prenne en charge la gestion du MARITE, qui représente toute l'excellence et le savoir-faire de la marine à voile française, dans cette fabuleuse aventure de Terre-Neuve, c'est parfaitement cohérent et louable.
Mais, juridiquement, le patrimoine ce n'est pas seulement l'actif, ce sont aussi les dettes qui sont attachées.
J'ai cru comprendre que la nouvelle municipalité de Rouen considérait que le budget de rénovation du navire était disproportionné.
Je ne doute pas que vous saurez trouver mots et arguments pour convaincre les parties concernées qu'il ne saurait être question de ne pas sauver un tel fleuron.
Au risque de "radoter", quand on voit la Région Haute Normandie prête à "dilapider" 14 millions d'euros en études pour cet ubuesque et extravagant projet ferroviaire Rouen/Evreux, on ne peut s'empêcher de penser qu'il peut y avoir meilleure allocation de ressources : A un navire, par exemple.

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