L'année politique 2009 sera scandée par plusieurs temps forts. A commencer par l'échéance des élections européennes.
Voici le premier sondage sur les intentions de vote.Il montre que les deux partis dominants UMP et PS sont en position de faiblesse, à égalité parfaite : 22 %.
Les élections européennes sont toujours difficile pour le parti au pouvoir, car les Français ont l'impression qu'on peut s'y défouler et protester sans risque : 22% pour le parti du président, ce n'est pas glorieux.
J'avais prévu un feu de paille, une embellie pour le PS qui a renoncé à gagner la présidentielle mais espère des résultats aux élections mineures. ( lire ici).
La remontée se limite à un maigre 22%, pas mieux que l'UMP, loin du résultat précédent.
Aucun européen convaincu ne peut faire confiance à une direction qui ressuscite les anciens fantômes du PS : la spectaculaire et désastreuse proposition de Benoît Hamon de ressusciter l'autorisation administrative des licenciements laisse présager de riches heures pour les spadassins "nonistes" qui ont brisé l'Europe. Ils n'ont rien appris, rien compris, même s'ils tenteront, la main sur le coeur, de nous faire croire que le débat sur le traité de Lisbonne ou le TCE est "derrière nous". Rien n'est réglé, rien à espèrer de ce côté-là pour qui aime l'Europe.
A part la dégringolade de l'extrême droite et des nonistes de droite, tous les "petits" partis progressent spectaculairement. Isolé politiquement, Bayrou n'est pas seul : 12% d'électeurs, c'est très fort pour une base de départ. La splendide manoeuvre de Cohn Bendit, capable de rassembler toutes les tendances vertes, porte ses fruits.
Tout l'intérêt du match se concentre sur le parcours des trois B : Bayrou, Bové, Baylet... Une autre épine dans le pied de Martine Aubry : comme prévu, la division des socialistes et la colère sociale alimentent - sans percée spectaculaire - l'extrême gauche. La direction du PS, bien qu'otage des "nonistes", reste incapable de juguler la fuite des voix d'extrême gauche.